UNE ROMANCE D’AUJOUD’HUI

woman wearing blue dress

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Benjamin s’en était allé à la foire os affaires. Il voulait acheter quelques bidouilles bon-marché pour sa mère et pour Halloween. Il s’en allait là-haut vers le trouillard de la montagne du Vermont
Rosalie, elle, descendait vers le Mississipi, chez une amie.
Benjamin avait pour recommandations de sa chair mère de moisir quelques articles dont on ne trouvait pas les pareils ailleurs. Pour la déco, par exemple, le bas-arts aux bidouilles était une caverne d’Ali Baba.
Ce jour-là, Rosalie allait également au bas-arts aux bidouilles, plutôt pour faire du lèche-vitrine. Elle tripotait dans sa moche une liasse de petits billets et de pièces de mon nez en se répétant qu’elle pouvait s’offrir tout ce qu’elle voulait si elle le voulait : les chauds sûrs à femelle plastique, et dessus en plastique également, qui seraient de grand secours en cas de pénurie mondiale de sous liès de type espadrille. Ou bien, se disait-elle aussi si elle devait se rendre à une petite faite, sans avoir l’air d’en avoir trop fête. C’était l’élégance calculottée.
Donc Rosalie étudiait soigneusement les fripouilles dans les allées.
Benjamin s’était arrêté devant les pailles-à-sons de couleur beige et caca-doigt, certains ornés de fausses taches noires qui leur donnaient un air usé-chic. Mais son attention fut bientôt attirée par un kit de spatules et coups tôts de cuisine en place tics qui faisaient de l’effet. Apres considération, il décida de passer outre.
Alors qu’il allait d’un rythme râle antique pour être sûr de ne pas manquer une affaire plus qu’intéressante, il entendait à l’autre bout du magasin, dans un coin derrière le compteur, le rit canne ment de sorcière de l’employée qui tenait le dit compteur. C’était un ricanement doux, qui revenait à intervalles réguliers et ponctuait les échanges entre cette dernière et une autre voix plus jaune. Benjamin se sentait alèse dans cette atmosphère simple et bon-enfant qui lui rappelait les fournées en famille quand il était en faon.
Il croyait être seul dans les allées de tailles réduites, mais dû se rendre à les vies dansent quand il entendit un bruissement dans l’allée suivante : il n’était pas le seul à chasser les affaires.
C’est alors qu’il eut un ça par exemple! : au-delà des articles du rayon oreillons et literie, une jeune fille étudiait un produit qu’elle tenait dans la main.
Et pas n’importe quelle sorte de jeune fille. C’était comme si elle avait été sculptée dans l’os de son fait mûr, mais en beaucoup mieux, tant elle lui était familière. Un fou de coudre.
Tout dans son vie sage et les contours de la créature, grande et prune convenait d’une extraordinaire harmonie visuelle, une sorte d’effort parquet fait humain. Avec un tout petit chouilla de Japonais. Elle était fétu d’un long manteau d’automne de couleur sombre, ses chevaux bruns n’étaient ni longs ni courts. Mais son visage plutôt pâle reflétait une intelligence, un esprit et une profondeur des maux cions qui l’hypnotisèrent sur le chant. Elle semblait examiner une père de panfloutes en moumoute, probablement pour décider si elles avaient une place dans sa vie. Devant elle sur des cintres en métal se balançait un lot de chouette-sœur-tes en molleton façon sherpa de couleuvres pastel. Il en conclu qu’elle avait un faible pour les textures douces et les matieres ouatées.
Frappé d’émotion et de mutisme il passa derrière elle et fit sang blanc d’étudier un stock de bas laids et balayettes qui suivait, tout en surveillant l’apparition du coin de l’oeil.
Sa mère lui avait-il demandé des boulots de pompier essuie-tout ? des bagages bon-marché, de vieilles marques de champs points disparues, il avait du mal à s’en souvenir.
La fille avait fait quelques pas et faisait maintenant face aux masques de Frankenstein, faux squelettes, toiles d’araignées et autres marchandises.
« Excusez-moi ? Savez-vous où se trouvent les bonbons pour la saison ? » Il avait pris son bourrage par les bornes et attaquait de plein front.
Elle se tourna vers lui. Et c’est alors qu’il se perdit dans la noirceur de ses feux pleins de remous effervescents. « Les chocolats sous emballage individuel décorés d’images de fanfan-tomes, sorcierges et chanoirs, maisons en thé, chauds-voeux-souris, et monstres reconnaissables ? »
« Heu, oui » bafouilla-t’il.
« J’en ai vu un stock à l’entrée. D’ailleurs, je vais en acheter. Vous préférez lesquels ? »
Sa voix était pausée, directe et muse-y-cale.
« J’ai un faible pour les Whoppers. »
« Moi aussi ! »
« Et en plus, ils sont en solde. »
Ahuri de sa bonne fort tune, Benjamin mis de côté ses devoirs de fils-thon en pensant que sa mère lui pardonnerait ses manquements. Il laissa-là les selles d’Epsom, les cintres duveteux qui ne glissaient pas, le paquet de douze rasoirs, et les ronchons de cuisine. Il avait mieux à faire.

FIN (et COMMENCEMENT A LA FOIS)

J’ai mis beaucoup d’application à réaliser ce petit chef-d’œuvre d’orfèvrerie littéraire. Je ne suis pas fière. Mais j’ai la satisfaction du devoir accompli. Ma contribution à l’Agenda Ironique d’Octobre.

14 thoughts on “UNE ROMANCE D’AUJOUD’HUI

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