Poème #1 : LA DOUCEUR ANGEVINE

Je ne vous avais pas dit dans quel ordre j’allais aller. Alors aujourd’hui la surprise, c’est que c’est le #1 ! Ordre d’importance ? alphabétique ? chronologique ? Rien de cela. Juste l’ordre abstrait et arbitraire de mes pensées.
Je pense souvent à la douceur de l’air en France, pays tempéré, surtout après les durs mois d’hiver en Nouvelle Angleterre.
Je repense aussi quelquefois au saut en parachute que j’ai fait en tandem un soir d’été.

 

LA DOUCEUR ANGEVINE

L’herbe est plus verte de l’autre côté,
L’air y est plus doux

Qu’est-ce que la douceur Angevine ?
C’est quand les anges descendent
Comme en parachute
A travers la chantilly tiède
De l’air du soir tombant
A travers les couchers de soleil
Avec les champs en carrés dorés
En bas autour d’Angers
Et qu’ils vous touchent en passant
De leurs ailes marshmallow
Et vous croyez que c’est la brise
Mais ces caresses tempérées
Ce sont leurs voiles de coton qui flottent.

Oh j’ai voulu m’évader
Briser le moule de ce cocon
Tenter ma chance et respirer
L’herbe est toujours plus verte de l’autre côté.

Et j’ai trouvé les extrêmes,
Emmitouflée, la peau brulée
Cabin-fever et air conditionné
Ah je les avais bien cherchés
Et maintenant je vois clairement :
L’air est plus doux
L’herbe est plus verte de l’autre côté.

(voir Joachim du Bellay, Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage (tiré des Regrets – 1558)

 

 

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