COMMUTE SESTINA

COMMUTE SESTINA

Light but steady footsteps on radio soundwaves, a Mozart sonata
Graces my car and joins in my daily commute
And suddenly the highway becomes a promenade,
Where gentle piano themes on someone’s piano weave
—strong and clear threads of sounds harmonious—
A living tapestry of luminous landscape.

Did Mozart ever see a similar landscape
As this, when writing with his quill this pensive sonata
Or rather what my mind imagines of serene and harmonious
Germanic villages in lazy summer storms, which commute
My vision into a brand new weave,
Of superimposed sounds, a whole new promenade.

While New Hampshire fields, trees and phone lines promenade
At seventy miles per hour around me – a landscape
Familiar and static – fugitive emotions in colorful flows weave
Themselves in a new riverbed shaping my day into a sonata,
The most perfect poem for my morning commute
Touching this sky and earth making them harmonious.

Presently, woody forest edges, morning fogs, various harmonious
Sights now present themselves, a different promenade
Schubert’s own meditation (did he ever commute?)
From his mind to the page to my ears and mind’s eye, and landscape
The morning into a Piano trio in E-flat, not quite a sonata
But a changing fabric of deep joys and sadness as he knew how to weave.

Long summer afternoons in wooded areas where trees weave
In the sky, shimmering reflections of a stream, all harmonious
Visions, which I see through his eyes, shape themselves into a sonata
Where piano, violin and cello rise and in turn promenade
In my car their exquisite voices and charm the landscape
The most perfect moment for my morning commute.

Deliberate and slow the soulful steps commute
Into my heart and perform an alchemy where themes weave
From what would be mundane the most precious landscape
A living soul could ever derive, the most heavenly harmonious.
Passing by, the elusive jewels on this sound promenade
Color through time and space this morning’s sonata.

Companions of commute, with the harmonious
Melodies you were inspired to weave, you joined my promenade
Through this, my life’s landscape, and shared your sonata.

 


SESTINA DE LA ROUTE DU MATIN

Des pas légers mais réguliers sur les ondes radio, une sonate
De Mozart s’invite dans ma voiture et se joint à mon trajet quotidien
Et soudain l’autoroute devient une promenade,
Où des thèmes de piano forment un tissage
De fils solides et clairs de sons harmonieux
La tapisserie vivante d’un lumineux paysage.

Mozart a-t-il jamais vu pareil paysage
Ecrivant de sa plume cette pensive sonate
Ou plutôt ce que mon esprit imagine : sereins et harmonieux
Villages germaniques, orages d’été paresseux, qui changent
Ma vision en un tout nouveau tissage
De sons superposés, une toute nouvelle promenade.

Alors que champs, arbres et lignes téléphoniques du New Hampshire font une promenade
À soixante-dix miles par heure autour de moi – paysage
Familier et statique – des flots colorés d’émotions fugitives se tissent
Entre-eux en un lit de rivière qui façonne ma journée en une sonate
Le poème le plus parfait pour mon trajet du matin
Touchant le ciel et la terre, les rendant harmonieux.

A présent, sous-bois, brouillards matinaux, divers lieux harmonieux
Se présentent, différente promenade
La méditation de Schubert (a-t-il déjà fait un trajet du matin?)
De son esprit à la page, de mes oreilles à mon œil intérieur, transforme
L’heure matinale en un trio de piano en mi bémol, pas tout à fait une sonate
Mais un tissu changeant de joies profondes et de tristesse comme il savait tisser.

Longs après-midi d’été dans des zones boisées où les arbres se tissent
Dans le ciel, reflets chatoyants d’un ruisseau, des visions harmonieuses
Que je vois à travers ses yeux, et qui forment une sonate
Où piano, violon et violoncelle tour à tour font leur promenade.
Dans ma voiture, leurs voix exquises charment le paysage
Moment le plus parfait pour mon trajet du matin.

Délibérés et lents, ces pas émouvants dans mon trajet du matin
Transforment mon cœur en une alchimie où les thèmes se tissent
Et rendent précieux le plus banal des paysages,
Plus qu’une âme vivante ne pourrait imaginer, le plus harmonieux.
De passage, les joyaux insaisissables de cette sonore promenade
Colorent le temps et l’espace de la matinale sonate.

Compagnons de trajet, grâce aux mélodies harmonieuses
Que vous avez tissées, vous avez touché ma promenade,
Rejoint le paysage de ma vie, en partageant votre sonate.

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