THE POET NEXT DOOR

Desk

THE POET NEXT DOOR

There was a house on the corner,
Of white clapboard clean and dapper
On the lawn rose a picket sign
That stood straight, with the walls aligned
It read John Greenleaf Whittier
Lived here for more than one winter.

I didn’t know much about him
Memories of past knowledge were dim
Although downtown was a mural
Recalling his carriage for all
When to my ear rose up a sound
That I could swear whispered “Snowbound”
In this poem the author told
The New England weather of old
Of being stuck for long winters
In front of bright flames and ambers
Of men and beast brought to a halt
And daily labor down to naught.

I didn’t know more about him
And the chances to meet were slim
Alas he had not been in view
Since fall of Eighteen ninety-two
I know just as much of neighbors
Who spill themselves out of doors:
The one whose voice cursing and coarse
When liquor hits her vital force
Is heard outside and beyond;
The one who makes flowers abound
In her so tiny plot of land
Or yet another one who likes
With plastic toys of reds and lights
When Christmas comes to our quarter
Illuminate the street corner.

So with John our relationship
Is one many would like to keep
In a pacific neighborhood
Such as befits all parenthood
But when I walk around the block
I can’t help it but sometimes gawk
At the windows in case I could
Catch a glimpse of the likelihood
Of the shadow of a writer
Sitting indoors by the fire

I did visit his home one day
And stood awestruck in a hallway
Covered with antique wallpaper
Transformed into a spectateur
Of a museum of life past
Viewing objects that he amassed
Here was a desk by a window
Here was a kitchen where the dough
Of ancient bread was once rising;
Then up the stairs and its railing
Was a bedroom in which a bed
Was covered with a purplish spread
That didn’t add to its comfort
Not one that I would have suffered.

The tour guide told us of a bird
That perched on its owner’s shoulder
Liked to play smart avian jokes –
Its head out the chimney would poke
To imitate its master’s voice
Bringing to stop carriage and horse.

The man’s books and works were gathered
In neat piles as if he had heard
That he was having visitors
To interrupt his pen’s labors.

When I came home I found my walls
My antique home so much like his
That I recoiled for a minute
And sensed with feelings more acute
The gladness to live in my days
With its snowplows and its highways.

In summertime on the curbside
Around his home space will subside
As cars pile up for smart parties
Called by pink blooming peonies
Fine-letters lovers gather round
And celebrate in the playground
The well-kept yard, all dressed in hats
And ties and peppy clothes, and chat.

When gray days darken into night
When fall calls in the erudite
My neighborhood calms down again
Not too noisy – we can’t complain
I stroll past the white picket fence
Thinking of the good old days whence
The poet next door was alive
And walked the same ground that I drive
I since read some of his poems
Though to knowledge I do not claim
I bow to the great mind my chief –
To his forever fresh, green leaf
John Greenleaf Whittier will be
Eternally wittier than me.

* * *

Whittier home

MON VOISIN LE POETE

Il y avait une maison au coin,
De bardeaux blancs propres et pimpants
Sur la pelouse un panneau
Aussi droit que les murs
Disait John Greenleaf Whittier
A vécu ici pendant plus d’un hiver.

Je ne savais pas grand-chose de lui
Les souvenirs de connaissances passées assombries
Bien qu’au centre-ville une fresque
Rappelle à tous sa calèche
Quand à mon oreille monta un son
Qui je pourrais jurer chuchotait “Snowbound”
Dans ce poème, l’auteur racontait
Les intempéries de la Nouvelle-Angleterre
Enfermés pendant de longs hivers
Devant les flammes vives et des ambres
Les hommes et des bêtes arrêtés
Et le travail quotidien réduit à zéro.

Je n’en savais pas plus sur lui
Et les chances de le rencontrer étaient minces
Hélas, il n’avait pas été en vue
Depuis l’automne de mille-huit cent quatre-vingt-douze
J’en connaissais autant sur les voisins
Qui déversaient leurs vies au dehors:
Celle-ci dont la voix forte et grossière
Quand l’alcool atteignait sa force vitale
S’entendait à l’extérieur et au-delà;
Celle-là dont les fleurs abondaient
Dans son si petit terrain
Ou encore un autre qui aimait
Avec jouets de plastique rouges et lumières
Quand Noël arrivait dans notre quartier
Illuminer le coin de la rue.

Donc, avec John, la relation
Etait telle que beaucoup aimeraient conserver
Dans un quartier pacifique
Comme il sied à toute parentalité
Mais quand je fais le tour du quartier
Je ne peux m’empêcher de regarder
Aux fenêtres au cas où je pourrais
Hors toute probabilité apercevoir
L’ombre d’un écrivain
Assis à l’intérieur près du feu

J’ai visité sa maison un jour
Et me suis trouvée dans un couloir
Couvert de papier peint antique
Transformée en spectatrice
D’un musée d’une vie du passée
Affichant des objets qu’il avait amassés :
Ici un bureau près d’une fenêtre
Là une cuisine où l’arôme
D’un pain ancien se levait autrefois;
Passé l’escalier et sa balustrade
Se trouvait une chambre dans laquelle un lit
Dont la couverture violacée
Ne semblait rien ajouter à son confort
Enfin pas un dont j’aurais aimé le sort.

Le guide nous parla d’un oiseau
Qui perché sur l’épaule de son propriétaire
Aimait jouer des blagues aviaires –
Sa tête sortait de la cheminée
Pour imiter la voix de son maître
Et ainsi arrêter le cheval et sa calèche.

Les livres et les œuvres de l’homme étaient rassemblés
En piles bien ordonnées comme s’il avait entendu
Qu’il aurait des visiteurs
Et pour cela interrompu les travaux de son stylo.

Quand je suis rentrée chez moi, j’ai trouvé les murs
De ma maison antique si semblables à la sienne
Que pétrifiée pendant plus d’une minute
J’ai ressenti de façon plus aigue
La joie de vivre de nos jours
Avec ses chasse-neige et ses autoroutes.

En été sur son trottoir parfois l’espace se réduit
Alors que les voitures s’entassent pour de jolies fêtes
Appelées par les pivoines aux fleurs roses –
Les amoureux des belles lettres se réunissent
Pour célébrer dans le jardin
Et la cour bien entretenue, vêtus de chapeaux
De cravates et de beaux vêtements, et bavarder.

Quand les jours gris tournent à la nuit
Quand l’automne rappelle chez lui l’érudit
Mon quartier se calme à nouveau
Pas trop bruyant – on ne peut pas se plaindre
Je passe devant la clôture blanche
En pensant au bon vieux temps où
Le poète d’à côté était vivant
Et marchait là où je conduis maintenant
Depuis, j’ai lu certains de ses poèmes
Bien qu’une large connaissance je ne revendique pas
J’incline mon chef devant le grand esprit –
Salue sa feuille verte toujours fraîche
John Greenleaf Whittier sera
Éternellement plus spirituel que moi.

 

Pas facile de traduire en reconstruisant des rimes et des rhythmes. Donc il s’agit ici d’une approximation. 

3 thoughts on “THE POET NEXT DOOR

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s