LE CRABE N’A JAMAIS EU BONNE REPUTATION

Pendant que mon ancêtre est en train de chevaucher les terribles vagues du grand large dans sa goélette, direction les morues d’Islande, l’Agenda Ironique me ramène plus près des côtes, avec un casier :

LE CRABE N’A JAMAIS EU BONNE REPUTATION

Le crabe n’a jamais eu bonne réputation
Sur un charmant plateau de Frutti di mare
Dressons ici une liste de ses accusations :

Vert olive, le touriste après dégustation,
Son voyage fini, est loin de se marrer
Le crabe n’a jamais eu bonne réputation

Le gamin aux pieds nus – ouille ! à l’auscultation
S’est fait pincer les doigts de pied dans la marée
Par un crustacé cru visant l’amputation

L’infâme et triste nom d’une grave situation
Le cancer. pour toujours est au crabe amarré
le crabe n’a jamais eu bonne réputation

Le crabby des british, adroite locution
Bien loin des bords de mer aux couleurs chamarrées
Décrit mauvaise humeur ainsi qu’irritation

Malgré cette pinçante et sombre évaluation
Il y a pires menaces, tel le raz-de-marée.
Le crabe n’a jamais eu bonne réputation –
De l’une de leurs pinces j’envisage l’ablation.


Tout ça, c’est la faute à TiniakPour l’agenda ironique de janvier ; il voulait au moins trois mots ou expressions de la liste suivante : Tutti frutti, frutti di mare, marée, dentier,  crabe, crabouille, ouille la la ! amen, aménité, ite missa est. J’ai fait de mon mieux.
Pour ceux que ça intéresse, j’ai utilisé une forme de villanelle, pour la structure, mais passée par les US. Mon inspiration : Elizabeth Bishop, One Art.

12 thoughts on “LE CRABE N’A JAMAIS EU BONNE REPUTATION

      • Bonne question ! Contente que tu l’aie posée. Bon courage ! 😊
        En francais, je vais te renvoyer à ce que j’ai trouvé sur Wikipedia : La villanelle telle que la présente Boulmier est un poème constitué de cinq tercets pour un quatrain final, construit en vers de sept syllabes avec seulement deux rimes (a et b) selon la formule suivante :
        A(1) b A(2) / a b A(1) / a b A(2) / a b A(1) / a b A(2) / a b A(1) A(2)
        où les vers A(1) et A(2) reviennent en refrains alternés. Boulmier illustre cette construction par Les Villanelles (1878), villanelle qui définit sa propre forme (selon le principe de Roubaud) :
        Pour faire une villanelle
        Rime en ‘elle’ et rime en ‘in’
        La méthode est simple et belle.
        On dispose en kyrielle
        Cinq tercets, plus un quatrain,
        Pour faire une villanelle
        Sur le premier vers en ‘elle’
        Le second tercet prend fin ;
        La méthode est simple et belle.
        Le troisième vers, fidèle,
        Alterne comme refrain
        Pour faire une villanelle
        La ronde ainsi s’entremêle ;
        L’un, puis l’autre, va son train
        La méthode est simple et belle.
        La dernière ritournelle
        Les voit se donner la main
        La méthode est simple et belle
        Pour faire une villanelle.

        Sinon, voici une traduction de l’anglais de ce que j’ai suivi, pour ma part :
        Les Villanelles créent une mélodie avec des mots, créant des images et des émotions grâce au pouvoir de la répétition. Pour écrire votre propre villanelle contemporaine, suivez la structure ci-dessous :
        1. Longueur : Une villanelle est composée de 19 lignes divisées en cinq tercets (strophes à trois lignes), la sixième strophe contenant quatre lignes. En ce qui concerne les lignes individuelles, il n’y a pas de longueur ou de mètre spécifique, bien que de nombreux poètes aiment utiliser le pentamètre iambique.
        2. Schéma de rimes : Chaque tercet du schéma de rimes d’une villanelle contient un schéma de rimes ABA, à l’exception de la strophe finale, qui suit un schéma de rimes ABAA.
        3. Répétition : La première ligne de la première strophe est une ligne de refrain qui est réutilisée tout au long du poème. C’est le même que le dernier vers des deuxième et quatrième strophes, ainsi que l’avant-dernier vers de la dernière strophe. La troisième ligne du poème sert de dernière ligne de la troisième strophe, de la cinquième strophe et de la dernière strophe. Cela signifie que de nombreuses lignes de votre villanelle ont déjà été écrites après avoir terminé la première strophe.
        4. Fin : La dernière strophe est un quatrain final, se terminant par un couplet (ce qui signifie que la dernière ligne de cette strophe doit rimer avec celle qui la précède).

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  1. Pingback: Agenda Ironique – les textes commis – poLétique et tocs

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